Alors que s’est ouvert à Copenhague le débat de haut-niveau (réunissant les ministres de l’Environnement), parallèlement aux travaux des groupes de travail, le déroulement de la COP15/MOP5 se complexifie encore davantage.

Jusqu’à lundi le Japon s’est fermement opposé à ce que l’accord entérine le prolongement du protocole de Kyoto avant d’accepter, par la voix de son ministre de l’Environnement, de considérer la conservation de deux voies de discussion.

Le groupe de travail sur l’action coopérative de long terme dans le cadre de la Convention (connu sous son acronyme anglais AWG-LCA) a conclu ses travaux juste avant 7h ce matin, avec son projet de texte L7 & Add.1-9. Il s’agit essentiellement du même texte que la version présentée le 11/12/09 à 8h30, avec de nombreuses propositions encore entre crochets et l’ajout de quelques modifications techniques. Par exemple, la première année de révision est fixée à présent à 2014 (au lieu de 2016), et le paragraphe 16 (anciennement 15) décrivant une approche à deux voies est désormais entre crochets.

Le groupe de travail pour les parties au protocole de Kyoto (AWG-KP) s’est réuni mardi à 20h pour faire le point sur son projet de texte. Si de nombreuses propositions demeurent encore entre crochets, les parties se sont entendues sur une période d’engagements de 5 ou 8 ans, et sur une année de base unique sans toutefois préciser laquelle. Le sous-groupe sur l’UTCATF (utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie, LULUCF en anglais) se serait réuni neuf fois, et des options pour de nouvelles règles ont été formulées. Celui sur les conséquences potentielles s’est réuni cinq fois, et les parties doivent encore se mettre d’accord sur plusieurs points (encadrement, création d’un forum pour les rapports sur les impacts négatifs).

Lors de la séance plénière qui s’est déroulée à minuit, de nombreux délégués, en particulier des pays en développement, ont exprimé leur mécontentement face à la complexité et au manque de transparence du processus.

Et pendant ce temps là, de nombreux représentants des ONG, empêchés d’accéder au Bella Center faute d’accréditation, manifestent à l’extérieur pour exprimer leur colère de ne pouvoir observer le processus des négociations.